Ce que mesure le TRI
Le taux de rendement interne est le taux d'actualisation qui annule la valeur actuelle nette de l'ensemble des flux d'un investissement : appels de fonds d'un côté, distributions et valeur résiduelle de l'autre. Il exprime une performance annualisée en tenant compte des dates auxquelles les sommes ont été versées et perçues.
Ses limites
Le TRI est très sensible au calendrier. Une distribution précoce l'améliore mécaniquement, même si le montant total rendu reste modeste. À l'inverse, un fonds qui appelle son capital lentement affiche un TRI flatteur sur des sommes faibles.
Il ne dit rien du montant absolu créé. Un TRI de 25 % sur 200 000 euros appelés pendant dix-huit mois ne représente pas la même création de valeur qu'un TRI de 12 % sur un capital pleinement déployé sur huit ans.
Enfin, tant que le portefeuille n'est pas liquidé, une partie du TRI repose sur des valorisations, donc sur des estimations.
Les multiples : DPI, RVPI, TVPI
Trois indicateurs complètent utilement le TRI. Le DPI rapporte ce qui a été effectivement distribué au capital appelé : c'est l'argent réellement revenu. Le RVPI rapporte la valeur résiduelle estimée au capital appelé. Le TVPI additionne les deux.
Un fonds mature affichant un TRI élevé mais un DPI faible a distribué peu : sa performance reste en grande partie sur le papier.
Ce que cela implique pour un remploi
Dans le cadre d'un remploi, l'horizon est contraint par une conservation de cinq ans et par la durée de vie du fonds, souvent supérieure. Le TRI affiché par un millésime antérieur ne préjuge pas de celui du millésime en cours, et les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances futures.